PARTICIPATION DE LIGHT ASBL A LA FORMATION DE RENFORCEMENT DES CAPACITES ORGANISEE PAR ACTED SUR LA GOUVERNANCE, LE CODE DE CONDUITE ET LA GESTION DU PERSONNEL

Bukavu, le 2 septembre 2026 L’organisation LIGHT ASBL a pris part, en date du 2 septembre 2026, à une session de formation organisée par ACTED à l’hôtel Elisabeth, autour de trois thématiques majeures constituant trois module. Dont : la gouvernance organisationnelle, le code de conduite et les politiques organisationnelles, ainsi que la gestion et les procédures relatives au personnel. A cette session de formation, LIGHT ASBL a été représentée par son Chargé de programme, Monsieur César MWIBELECA.

  1. La gouvernance organisationnelle : un pilier de la performance institutionnelle

Au cours du premier module, la formatrice, Responsable des Ressources humaines d’ACTED pour la partie orientale de la RDC, a montré que la gouvernance constitue l’ensemble des règles, mécanismes et pratiques qui déterminent la manière dont une organisation est dirigée, gérée et contrôlée.

Elle a insisté sur le fait qu’une bonne gouvernance doit notamment permettre de : clarifier les rôles et responsabilités des différents organes, renforcer la transparence et la redevabilité, réduire les risques de conflits d’intérêts, de fraude et de mauvaise gestion, renforcer la confiance des partenaires et des bailleurs de fonds, assurer la continuité, la stabilité et la pérennité de l’organisation.

En revanche, une mauvaise gouvernance peut être caractérisée par un déséquilibre dans l’exercice des pouvoirs, une mauvaise répartition des responsabilités et une confusion entre les fonctions de gouvernance et la gestion opérationnelle. En outre, la formation a également permis d’identifier plusieurs difficultés auxquelles certaines organisations peuvent être confrontées, notamment : des statuts devenus obsolètes, des mandats des dirigeants non limités ou insuffisamment encadrés, des conseils d’administration peu actifs, l’absence ou la mauvaise tenue des procès-verbaux des réunions, une faible séparation entre les responsabilités de gouvernance et la gestion opérationnelle, l’absence de planification stratégique, une faible redevabilité envers les membres, les bénéficiaires, les partenaires et les bailleurs.

Ces différents éléments démontrent l’importance pour les organisations de disposer d’un système de gouvernance clair, fonctionnel et régulièrement évalué.

  • Les documents fondamentaux d’une organisation

La session a également porté sur les principaux documents institutionnels généralement requis par les partenaires et les bailleurs de fonds. Il s’agit notamment de : l’acte constitutif, le statut, le règlement intérieur, l’autorisation de fonctionnement, le document F92, la personnalité juridique, l’organigramme, la liste actualisée des dirigeants.

L’importance de chacun de ces documents a été expliquée, notamment leur rôle dans la démonstration de la légalité, de la légitimité, de la structure et de la capacité institutionnelle d’une organisation.

  • Les principes d’une bonne gouvernance

La formation a rappelé que la bonne gouvernance repose sur plusieurs principes essentiels, parmi lesquels : la participation, l’État de droit, la transparence, la réactivité, l’équité, la justice, l’efficacité, la responsabilité, la vision stratégique.

Il sied de noter que ces principes doivent être intégrés dans le fonctionnement quotidien des organisations afin de favoriser une gestion responsable et durable.

  • Les principaux organes de gouvernance

Pour assurer une gouvernance efficace, plusieurs organes doivent jouer des rôles complémentaires :

– L’Assemblée générale (AG) ;

– Le Conseil d’administration (CA) ;

– La Direction ou le Secrétariat ;

– La Commission de contrôle et de vérification.

NB : La formation a particulièrement insisté sur la nécessité de bien distinguer les responsabilités de ces différents organes afin d’éviter les chevauchements et les conflits de rôles.

  • Du plan stratégique au plan opérationnel

Les participants ont également abordé la différence entre planification stratégique et planification opérationnelle. D’où, Le plan stratégique définit les grandes orientations, les priorités et les objectifs à moyen ou long terme de l’organisation, tandis que le plan opérationnel traduit ces orientations en activités concrètes, réalisables et mesurables sur une période déterminée surtout une année.

L’importance du rapport annuel d’activités a également été soulignée. Celui-ci constitue un outil essentiel permettant à l’organisation de planifier ses interventions, de suivre ses résultats et de rendre compte à ses membres, bénéficiaires, partenaires, bailleurs de fonds et autorités compétentes.

  1. Code de conduite et politiques organisationnelles

Le deuxième module a porté sur le code de conduite et les politiques organisationnelles, qui a montré qu’une organisation doit disposer d’un code de conduite clair avant tout déploiement des équipes ou tout recrutement, afin que chaque membre du personnel, bénévole ou collaborateur connaisse les normes éthiques et professionnelles auxquelles il doit se conformer.

Les principales politiques organisationnelles abordées comprennent notamment : la politique de protection de l’enfant, la politique de prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PSEA), la politique de genre, la politique de protection de l’environnement, la politique relative aux conflits d’intérêts, la politique de prévention et de lutte contre la fraude et la corruption, la politique de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, la politique de gestion des griefs.

Ces politiques constituent des instruments essentiels pour prévenir les abus, protéger les bénéficiaires et le personnel, promouvoir l’intégrité et garantir une gestion conforme aux normes organisationnelles et aux exigences des partenaires.

  1. Gestion du personnel : au-delà des effectifs

Le troisième module a été consacré aux politiques et procédures relatives au personnel, dans lequel la formatrice a rappelé que les ressources humaines ne se limitent pas simplement aux personnes employées par une organisation. Elles comprennent également leurs compétences, leurs capacités, leurs performances et leurs contributions à l’atteinte des objectifs institutionnels.

Une bonne gestion du personnel implique notamment de disposer le nombre approprié de collaborateurs, type de personnel adapté aux besoins de l’organisation, de compétences correspondant aux fonctions à exercer, d’un système permettant de suivre et d’améliorer les performances.

  • Les différents types de personnel

Plusieurs catégories de collaborateurs peuvent intervenir au sein d’une organisation notamment : les bénévoles, les salariés, les stagiaires, les prestataires de services. Et à ce niveau chaque catégorie doit être correctement encadrée, notamment en ce qui concerne les responsabilités, les droits, les obligations et les conditions de collaboration.

  • L’importance de la description de poste

La formation a enfin mis en évidence l’importance de disposer d’une description de poste claire pour chaque fonction. Une bonne description de poste doit notamment préciser : l’identification du poste, le lieu de travail, les relations hiérarchiques et fonctionnelles, l’objectif ou le résumé du poste, les principales responsabilités et tâches.

Une description de poste bien élaborée permet de clarifier les attentes, d’éviter les chevauchements de responsabilités et de faciliter l’évaluation de la performance du personnel.

En fin, pour conclure, participation de LIGHT ASBL à cette formation organisée par ACTED constitue une opportunité importante de renforcer les connaissances et les pratiques de l’organisation en matière de gouvernance, d’éthique institutionnelle et de gestion des ressources humaines.

Les trois modules ont permis de mettre en évidence la nécessité pour toute organisation de disposer d’une gouvernance fonctionnelle, de politiques internes adaptées, d’un code de conduite clair et d’un système efficace de gestion du personnel. Pour LIGHT ASBL, ces enseignements constituent une base importante pour poursuivre le renforcement de ses mécanismes institutionnels, améliorer sa redevabilité et consolider la confiance de ses membres, bénéficiaires, partenaires et bailleurs de fonds.

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